Mouloudia Club d'Alger

Mouloudia Club d'Alger
Mouloudia Club d'Alger par son appelation tirée de "Mouloud" car la date de fondation du MC. Alger (07 août 1921) correspondait avec la fête du "Mouloud" et c'est pour cela que le club s'appel "Mouloudia".


En l
'an 1921 un groupe de jeunes Algeriens de la Casbah (Historique quartier d'Alger) entrèrent en contact avec leurs conpatriotes de Bab El Oued (Quartoer Populaire a Alger) avec l'intention de fonder un club de football Algérien et le contact fut établi en grande partie grace à (Aouf Hamoud) qui assurait la liaison entre les deux quartiers, la réunion qui donna naissance au club fut à l'arrière boutique du café "benachere" actuellement "Yahi",et parce que ce jour (07 août 1921) coïncidait avec le " Mouloud " le club fut appelé " Mouloudia Club d'Alger " à noter aussi que parmis les presents dans cette réunion il y avait (El Hadj Derrich) ,pour ce qui est des couleurs (vert et rouge) ils furent choisi pour ces raisons :

*
Le vert :
le signe de l'espoir du peuple Algérien et couleur symbolique de l'Islam.
*
Le rouge
: le signe l'amour de la patrie et du sacrifice pour elle.



Le Mouloudia est bien p
lus qu'un simple club de foot, c'etait un club Algérien Musulman le seul, mais il a provoqué par la suite un vrai mouvement sportif musulman avec sa popularité qui ne cessait de s'agrondir au point d'inquiéter le régime coloniasite Français.

Sa
première saison 1921/1922 dans la "ANAFA" avait connu des hauts et bas, la saison suivante 1922/1923 le MC. Alger fut officielement admis à la ligue régionale Algérienne (FFF) et cela à la 4ème division, mais malgré ces belles prestations et la qualité de son jeu le MC. Alger n'a pas pu acceder à la division superieure sous l'ombre de la presse Française qui évitait de publier les résultats et les news du club par crainte d'augmenter sa popularité du club, mais aussi par l'apparition de la loi "BORDES" qui obligait les clubs musulmants à contenir en moin deux joueurs européens et cela avec l'itention de reduir la popularité du club qui ne cessait de s'agrandir, alors il a falu attendre 14 saisons pour voir le MC. Alger acceder à la légion d'honneur et ceci s'est fait en cours de la saison 1935/1936 après une domination totale du MC. Alger durant l'année qui s'est terminée par un match barage contre le club Français " Olympique Maringo " Hadjout actuellement, qui s'est vu etre rejoué 3 fois après 2 matchs nuls ce qui etait une premiere dans l'histoire de la (FFF), mais au terme de la 3ème rencontre c'etait le MC. Alger qui gagna avec le score de 2-1 , c'etait alors la 1ere montée dans l'histoire du club.

Durant ses
premieres saison dans la legion d'honneur le MC. Alger jouait les premieres place dans le classement mais il voyait l'accession lui échapper toujours durant la deriere journée du championnat ce qui lui a valu le surnom par la presse Française de : "L'eternel dauphin" du fait que cela se reproduissait plusieurs année de suite.

Le
bon classemnt du MC. Alger dans cette division ansi que sa belle prestation lui ont permis de jouer LA COUPE D'AFRIQUE DU NORD mais ce dernier n'a pas dépassé les 8ème de finales, le MC. Alger a jouait aussi quelques matchs amicaux contre : Lokomotiv Moscou, Rapid de vienne, Olympique de Nice, ... durant la saison 1939/1940 surnomée "la saison de la guerre" en raison de la 2ème guerre mondiale, et pour la meme cause, le championnat Français avait connu un retard ainsi que le partage de la division d'honneur en Algérie en 3 groupes, le MC. Alger avait dominé dans son groupe, puis a battu les leaders des groupes A et B pour se retrouver champion de "la saison de la guerre " ce qu'a mis ses nombreux supporteurs dans un état euphorique dans les ruelles d'Alger Si le titre qu'avait remporté le MC. Alger en 1939/1940 n'etait que symbolique (tournoi amical), il a pu au terme de la saison 1943/1944 terminer leader et remporter le titre de champion de la ligue d'Algérie devançant l'ASSE, ce titre fut le dernier avant la liberation nationale. Avant l'arret de tout club Algérien et l'abstention de toute participation aux différentes competitions et cela repondant à l'appel de l'FLN en 1956, il y a eu un certain match qui reste gravé dans l'histoire du foot algérien ce match s'est deroulé entre le MC. Alger et la JS. Kabylie dans le cadre de la " coupe d'Afrique du nord " et qui s'est terminé sur une ecrasante victoire du MC. Alger par 7-0, ce match a eu lieux le 04 octobre 1951 . Après la liberation natinale (1962), le MC. Alger ainsi que l'USM. Alger s'etaient qualifiés pour disputer la finale du championnat regional, mais le MC. Alger l'a perdue par le score de 3-0 Un an après (1964) le MC. Alger n'a su faire mieux que décrocher une place parmis les clubs qui joueront le 1er championnat national en 1964/1965, durant cette saison le ministre de la jeunesse et des sports fait releguer le MC. Alger en D2 ou il demeura 3 saisons Le retour du Mouloudia en nationale-une avec une vouvelle generation de joueurs comme Betrouni, Kaoua, Bachi et autre Tahir... fut en force surtout les 3 premieres saison en terminant 4ème avec 46pts en 68/69 2ème avec 52pts en 69/70 et 3ème avec 46pts en 70/71 , il a aussi gagné la coupe d'Algerie et un trophée arabe Une grande equipe s'etait formée sans doute avec des joueurs de talent qui ont fait 'Le grand MC. Alger des années 70" l'equipe qui entra dans la legende en rasant plusieurs trophées nationaux et continentaux, le 1er de ces trophées fut le championnat national, le 1er du club et cele en 71/72, le second titre du meme genre fut remporté en 74/75 mais le MC. Alger durant cette meme année a aussi decroché une place afriquaine pour 1976

1976 !
le MC. Alger arrive à faire un triplé qui jusqu'à aujoud'hui reste inegalé en Algerie ( Championnat - Coupe - Coupe d'Afrique ) le doyen gagne son 3ème championnat, sa 3 ème coupe, et la premiere coupe d'afrique Algérienne.

Viendra alors l
a saison 77/78 Le MC. Alger change d'appelation en MP. Alger (Mouloudia des Petroliers d'Alger) et gagne le 4ème titre de champion d'Algérie Le Mouloudia frappe encore durant la saison 78/79 en remportant son 5ème titre de champion mais aussi le 5ème dans les années 70 , et sa 3ème coupe en 76 .

Cet
te année fut la fin de la serie de bons résultats car c'etait le dernier championnat avant 20ans car il a fallu attendre jusqu'en 1999 pour redecouvrir la saveur de vaicre avec une equipe composée de plusieurs bons joueurs tels que Saifi, Ben Ali, Rahmouni, Dob ...


À si
gnaler aussi pendant les années 80-90 la coupe remportée par le club (83) et la relegation en D2 (84/85) et aussitot l'accession (85/86) , puis le MC. Alger a frôlé le titre en (88-89) , après ca et pendant 10ans l'equipe jouait sans ambition et se contentait du maintien en D1 avant que vienne le titre de la saison 1998/1999 avec un certain Saifi dans l'effectif mais aussi l'année du surnom de "CHNAOUA" aux supporteurs du Mouloudia par leur nombre et leurs deplacement avec leur equipe Mais après la déliceuse saison de 1998/1999 venait un veritable chauchemard pour les chnaoua car le MCA ne gagnait plus et cela pendant une periode de plus d'un an depuis le match de blida (1999/2000) au match de blida (2000/2001) au stade du 5 juillet, le MCA n'echape pas a la relegation durant la saison qui suit (2001/2002) , selon les professionnels et autres techniciens et observateurs le doyen ne pouvait pas esperer mieux pour lui en attendant l'accession s'est faite avec une equipe que s'est redessinée avec un entraineur du nom de Saàdi, d'anciens joueurs comme Ben Ali (à qui l'en doit une grande partie de l'accession) et des jeunes joueurs ou recrues tels : Belkheir, Chaouech, Hamoutane, Fodhili..


LE DOYEN NE MEURT JAMAIS

# Posté le dimanche 21 décembre 2008 15:52

Modifié le lundi 22 décembre 2008 05:27

Alger la blanche

Alger la blanche

Souvenirs d
'Alger...


-------"D'avant la conquête, Alger n'a conservé que le style mauresque dans son centre: la Casbah qui s'étage sur les pentes rapides de la montagne qu'elle embrasse. Supposez un instant qu'un nouveau Dédale ait été chargé de bâtir une ville sur le modèle du fameux labyrinthe, le résultat de sont travail aurait précisément quelque chose d'analogue à l'Ancien Alger. Des rues étroites, de largeur inégale, offrant dans leurs nombreux détours toutes les lignes inimaginables excepté cependant la ligne droite pour laquelle les architectes indigènes paraissent professer un éloignement instinctif ; des maisons sans fenêtres extérieures, quelques lucarnes tout au plus, des étages avançant l'un sur l'autre de telle sorte que vers le sommet des constructions les deux côtés opposés d'une rue arrivent souvent à se toucher ; quelquefoisme la voie publique est voûtée sur un espace assez considérable. Représentez-vous tout cela éblouissant de blancheur par suite d'un usage où l'on était alors de donner chaque année deux couches de chaux aux bâtiments, et vous aurez reconstruit le véritable Alger par la pensée".
Ber
brugger


--
----Contrastant avec la Casbah et Bab el Oued, le nouvel Alger dont le développement a été conditionné par les besoins de l'économie locale et les hchesses de l'arrièrepays. Partant de la Place du Gouvernement où domine la statue équestre du Duc d'Orléans, une façade impressionnante, constituée de bâtiments à arcades se développe sur plus de 1.500 mètres face à la mer: le palais de l'Assemblée Algérienne (1914) la Banque d'Algérie (1918) avec sa porte monumentale ceuvre de Fourquet, l'Hôtel Aletti (1929, (architectes Bluysen et Richard) l'Hôtel de ville (1936 architectes Niermans et Ferlié) la préfecture de style néo-mauresque (1913).
------Cet A
lger français s'est fait un peu au jour le jour, au hasard des spéculations et des nécessités. La ville s'étend tout en longueur sur une vingtaine de kilomètres depuis Pointe Pescade jusqu'à MaisonCarrée


------Ce
tte évolution s'est située dans les années trente puis après la deuxième guerre mondiale où
l'o
n a assisté à un nombre impressionnant de travaux d'urbanisme et de construction. Tout doucement le centre vital s'est déplacé de la Place du Gouvernement vers le boulevard Laferrière qui est devenu le centre des affaires.Aménagé en squares à gradin, il coupe les artères maîtresses de la ville : le boulevard Carnot, la rue Alfred Lelluch, le boulevard Boudin, les rues d'Isly, Charles Peguy, Michelet et Berthezène, l'avenue Pasteur. Dans la partie haute s'élève l'imposant Monument aux Morts dû aux sculpteurs Landouski et Bigonet (1928) le square Guynemer avec une statue dûe à Fourquet (1919) -la grande poste réalisation de l'architecte Voinot (1913).


------
Dominant l'ensemble, l'immeuble du Gouvernement Général construit en 1930 sur les plans de l'architecte J. Guiauchain par l'entreprise des frères Ferret. Cité administrative qui s'étend sur 4.410 m2 et 13 étages et regroupe presque tous les services généraux de la colonie.


------En
moins d'un siècle les européens ont transformé le visage d'Alger conçu à l'image orientale pour mettre en place un ordre urbain occidental, les diligences avaient remplacé les caravanes, qui à leur tour furent remplacées par l'automobile. Dans ce pays l'illusion et le décor règnent en maître.
To
ur de Babel où se côtoient fonctionnaires, marchands juifs et arabes dans un climat perfide qui porte traiteusement au rêve. Les fleurs, la végétation ajoutent leur prestige à la splendeur des lieux et des choses et font oublier la misère présente dans les quartiers populaires qu'ils soient arabes ou européens. Dans son ensemble, le décor change peu, Alger reste toujours une ville douce, de rêve, où dans une activité insouciante, l'on s'agite beaucoup et parfois pour rien.

------Une
agglomération surpeuplée et en perpétuelle extension où le problème de l'habitat prend une importance extrême. Cités nouvelles, blocs d'immeubles, ont donné au cours de ces dernières années une dimension nouvelle au grand Alger qui a absorbé la banlieue et les faubourgs Maison Carrée, Birmandreis, le Clos Salembier...

------Une
ville qui offre le triple spectacle de l'histoire de la technologie et du modernisme avec sa casbah dont les maisons s'entassent les unes sur les autres comme des cubes, de son port avec ses installations et ses immeubles de commerce qui se développent en bordure du front de mer et de sa ville moderne qui disperse ses villas multicolores sur les premières pentes du sahel.



--
----En moins d'un siècle les européens ont transformé le visage d'Alger conçu à l'image orientale pour mettre en place un ordre urbain occidental, les diligences avaient remplacé les caravanes, qui à leur tour furent remplacées par l'automobile. Dans ce pays l'illusion et le décor règnent en maître.
Tour de
Babel où se côtoient fonctionnaires, marchands juifs et arabes dans un climat perfide qui porte traiteusement au rêve. Les fleurs, la végétation ajoutent leur prestige à la splendeur des lieux et des choses et font oublier la misère présente dans les quartiers populaires qu'ils soient arabes ou européens. Dans son ensemble, le décor change peu, Alger reste toujours une ville douce, de rêve, où dans une activité insouciante, l'on s'agite beaucoup et parfois pour rien.

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----Une agglomération surpeuplée et en perpétuelle extension où le problème de l'habitat prend une importance extrême. Cités nouvelles, blocs d'immeubles, ont donné au cours de ces dernières années une dimension nouvelle au grand Alger qui a absorbé la banlieue et les faubourgs Maison Carrée, Birmandreis, le Clos Salembier...

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--Une ville qui offre le triple spectacle de l'histoire de la technologie et du modernisme avec sa casbah dont les maisons s'entassent les unes sur les autres comme des cubes, de son port avec ses installations et ses immeubles de commerce qui se développent en bordure du front de mer et de sa ville moderne qui disperse ses villas multicolores sur les premières pentes du sahel.

# Posté le dimanche 21 décembre 2008 16:50

Modifié le lundi 22 décembre 2008 05:04

Alger

Alger
Un rêve

J'a
i fais un rêve, couleur soleil...
Tout
à coup, comme par magie,
Pr
isonnier de mon profond sommeil,
J
'ai cru retrouver mon Pays...

Je
plane... Je plane au-dessus d'Alger,
L
a ville blanche de mes vingt ans.
De
Bab-el-Oued au jardin d'Essai
Je renoue au souvenir d'antan, quand
N
otre Dame d'Afrique me tend ses bras !
D
ans un ciel aux couleurs d'arc-en-ciel,
Je f
rôle les vieux murs de la Casbah
E
t vole... vole avec les hirondelles.

Sous mes paupières clauses, tout s'anime.
Alg
er ! Maltaise, Espagnole, Italienne...
Elle chante et danse, du port aux collines.
Elle est fille pied-noire et africaine !

Dup
uch, Berthezène... Burdeau et Saint-Saëns !
Il me semble deviner des visages...
Des
voix, des rires qu'un temps de violence
Disp
ersera... comme s'envolent des pages
D'
une épopée... pas si lointaine,
Q
ue l'Histoire de France veut effacer,
M
ais que ma mémoire, fidèle, ancienne,
G
arde encore vivante dans mes pensées.

J'ai fais un rêve, couleur soleil...
To
ut à coup, comme par magie,
Prisonnier de mon profond sommeil,
J'ai
cru retrouver... l'Algérie.

# Posté le dimanche 21 décembre 2008 17:00

Modifié le lundi 22 décembre 2008 05:02

La musique Chaâbi

La musique Chaâbi
Ce genre musical né dans la casbah, qui mêle instruments orientaux du classique arabo-andalou à d'autres venus d'Occident. Le chaâbi naît au début du XXe siècle au coeur de la casbah, à Alger. Chaâbi veut dire « populaire » en arabe. Ce genre national constitue le versant rugueux de la musique savante issue de la grande culture arabo-andalouse médiévale.

Les premiers musicien
s de chaâbi sont des gens des campagnes venus peupler les villes. Beaucoup sont kabyles. Les maîtres de cet art relativement récent ont pour nom Cheikh Nador, puis Cheikh El Hadj Mohamed El Ankara et aussi Cheikh Hasnaoui (qui vient de mourir à l'île de la Réunion).

Après la vague
d'immigration des Maghrébins, venus en France pour trouver du travail, le chaâbi gagne Paris via Marseille. Il se chante et se joue dans les bistrots des banlieues industrielles. Dahmane El Harrachi (1925-1980) - dont le fils Kamel (vingt-huit ans) est le ténor incontesté des années cinquante quand le chaâbi s'adresse en priorité aux Algériens loin de chez eux. Dahmane El Harrachi chante l'exil intérieur et l'exil extérieur, les difficultés de la vie quotidienne loin de la mère patrie, les tourments de l'amour, la nostalgie du bled.

El H
arrachi, qui a quitté Alger pour s'installer en France en 1949, meurt dans un accident de la route. Le chaâbi, sans disparaître tout à fait, marque le pas. Dans les cafés de la ceinture parisienne, il résiste cependant et les amateurs prennent l'habitude de se retrouver le samedi soir à Montreuil.

L'explo
sion du raï lui porte ombrage, mais depuis quelques années, de jeunes gens reprennent le flambeau. Kamel El Harrachi, par exemple, est de ceux-là. Il est joueur de mandole. Né à Alger après l'indépendance, il réside en France depuis six ans.

Le chaâbi mêle le
s instruments orientaux du classique arabo-andalou à d'autres venus du classique occidental. On y trouve le derbouk (percussions) et le tambourin, mais aussi le mandole (sorte de grosse mandoline aux sonorités de guitare, munie de quatre cordes doubles en métal), le violon et bizarrement le banjo, sans oublier le piano. Alger est réputée pour ses pianistes et ses accordéonistes.

Les joueurs de cha
âbi utilisent toujours leur violon à la verticale comme ils maniaient, jadis, le gimbri qui n'a plus court. Quant au mandole, il a remplacé l'oud, le luth moyen-oriental. Il n'est pas rare d'entendre aussi le piano à bretelles. En revanche, aucun instrument électrique n'est admis, hormis parfois le clavier (pour les quarts de ton), à l'inverse du raï, né à Oran.

Les chants du
chaâbi, portés par l'idiome algérois ou berbère, se nourrissent de poésie ancienne mais aussi de textes originaux fiévreusement actuels. Avec, toujours en toile de fond, l'écho du patrimoine, la plainte ancestrale, le pays qui vous manque. Selon le musicien et joueur d'ukulélé Cyril Lefebvre, « les gens attaquent fort, s'expriment violemment, ce qui rapproche à certains égards le chaâbi du blues ». Le chaâbi va, à coup sûr, casser la baraque !

# Posté le lundi 22 décembre 2008 16:08

Hadj M'hamed El Anka Allah yerahmou

Hadj M'hamed El Anka Allah yerahmou

El ANKA M'Hamed (1907-1978) - Grand maître de la chanson Chaâbi
D
e son vrai nom Aît Ouarab Mohamed Idir Halo, Hadj M'Hamed El Anka naquit le 20 mai 1907 à la Casbah d'Alger, précisément au 4, rue Tombouctou, au sein d'une famille modeste, originaire de Béni Djennad (Tizi-Ouzou). Son père Mohamed Ben HadJ Saîd, souffrant le jour de sa naissance, dut être suppléé par un parent maternel pour la déclaration a l'état civil. C'est ainsi que naquit un quiproquo au sujet du nom patronymique d'El Anka. Son oncle maternel se présente en tant que tel; il dit en arabe "Ana Khalo" (Je suis son oncle) et c'est de cette manière que le préposé inscrivit "Halo". Il devient alors Halo Mohamed Idir.



Sa mère Fatma Bent Boudjemaâ
l'entourait de toute l'affection qu'une mère pouvait donner. Elle était attentive a son éducation et à son instruction. Trois écoles l'accueillent successivement de 1912 à 1918: coranique (1912-1914), Brahim Fatah (Casbah) de 1914 à 1917 et une autre à Bouzaréah jusqu'en 1918. Quand il quitte l'école définitivement pour se consacrer au travail, il n'avait pas encore souffle sa 11 ème bougie.
C'
est sur recommandation de Si Said Larbi, un musicien de renom, jouant au sein de l'orchestre de Mustapha Nador, que le jeune M'hamed obtenait le privilège d'assister aux fêtes animées par ce Grand maître qu'il vénérait. C'est ainsi que durant le mois de Ramadhan de l'année 1917, le cheikh remarque la passion du jeune M'hamed et son sens inné pour le rythme et lui permit de tenir le tar (tambourin) au sein de son orchestre. A partir de la, ce fut Kehioudji, un demi-frère de Hadj Mrizek qui le reçoit en qualité de musicien a plein temps au sein de l'orchestre qui animait les cérémonies de henné réservées généralement aux artistes débutants.
Après le déc
ès de cheikh Nador à l'aube du 19 mai 1926 à Cherchell, ville d'origine de son épouse ou il venait juste de s'installer, El Anka prit le relais du cheikh dans l'animation des fêtes familiales.
L'orc
hestre était constitué de Si Saîd Larbi, de son vrai nom Birou, d'Omar Bébéo (Slimane Allane) et de Mustapha Oulid El Meddah entre autres. C'est en 1927 qu'il participa aux cours prodigués par le cheikh Sid AH Oulid Lakehal, enseignement qu'il suivit avec assiduité jusqu'en 1932. 1928 est une année charnière dans sa carrière du fait qu'il rencontre le grand public.
Il enregistre 27 disques 78
t chez Columbia, son premier éditeur et prit part aussi a l'inauguration de la Radio PTT Alger. Ces deux événements vont le propulser au devant de la scène a travers tout le territoire national et même au-delà.
Le 5 août 1931, che
ikh Abderrahmane Saîdi venait de s'éteindre. Ce Grand cheikh disparu, El Anka se retrouvera seul dans le genre mdih .
C'est ainsi qu
e sa popularité favorisée par les moyens modernes du phonographe et de la radio, allait de plus en plus grandissante. Des son retour de La Mecque en 1937, il reprit ses tournées en Algérie et en France et renouvela sa formation en intégrant HadJ Abderrahmane Guechoud, Kaddour Cherchalli (Abdelkader Bouheraoua décédé en 1968 à Alger), Chabane Chaouch à la derbouka et Rachid Rebahi au tar en remplacement de cheikh Hadj Menouer qui créa son propre orchestre. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et Après une période jugée difficile par certains proches du cheikh, El HadJ M'Hamed El Anka va être convié à diriger la première grande formation de musique populaire de Radio Alger à peine naissante et succédant à Radio PTT, musique populaire qui allait devenir, a partir de 1946, "chaâbi" grâce à la grande notoriété de son promoteur, El Anka. En 1955. il fait son entrée au Conservatoire municipal d'Alger en qualité de professeur charge de l'enseignement du chaâbi. Ses premiers élèves vont devenir tous des cheikhs a leur tour, assurant ainsi une relève prospère et forte, entre autres, Amar Lâachab, Hassen Said, Rachid Souki, etc. EI-Hadj M'Hamed El-Anka a bien pris à cour son art: il a appris ses textes si couramment qu'il s'en est bien imprégné ne faisant alors qu'un seul corps dans une symbiose et une harmonie exceptionnelle qui font tout le genie créateur de l'artiste en allant jusqu'à personnifier, souvent malgré lui, le contenu des poésies qu'il interpréte; les exemples d'El-Hmam, Soubhane Ellah Yaltif sont assez édifiants.La grande innovation apportée par EI-Hadj El-Anka demeure incontestablement la note de fraîcheur introduite dans une musique réputée monovocale qui ne répondait plus au goût du jour- Son jeu instrumental devient plus pétillant, allégé de sa nonchalance. Sa manière de mettre la mélodie au service du verbe était tout simplement unique. A titre indicatif, El Hadj El Anka a interprété près de 360 poésies (qaca'id ) et produit environ 130 disques. Après Columbia, il réalise avec Algériaphone une dizaine de 78 t en 1932 et une autre dizaine avec Polyphone. Après plus de cinquante ans au service de l'art, El Anka animera les deux dernières soirées de sa carrière jusqu'à l'aube, en 1976, à Cherchell, pour le mariage du petit-fils de son maître cheikh Mustapha Nador et, en 1977, a El-Biar, chez des familles qui lui étaient très attachées. Il mourut le 23 novembre 1978, à Alger, et fut enterré au cimetière d'El-Kettar.

# Posté le dimanche 21 décembre 2008 14:32

Modifié le lundi 22 décembre 2008 06:26

Amar Ezzahi Allah yedhakro bel khir

Amar Ezzahi Allah yedhakro bel khir
Amar Ezzahi (Amar Aït Zaï né le 1er janvier 1941 à Ain El Hammam, Tizi-Ouzou) est un auteur et interprète algérien de chaâbi.

C'est
en écoutant Boudjemaâ El Ankis, dans les années 1960, qu'il aima le chaâbi.

En 19
63, il rencontre cheikh Lahlou et Mohamed Brahimi dit cheikh Kebaili qui l'encouragent, lui remettent d'anciennes qacidate tout en lui donnant des conseils sur le rythme avec lequel ses textes étaient chantés.

Au
todidacte, il apprendra le chaâbi sur le tas.

Il aur
a la chance d'avoir, dans son orchestre, durant quinze ans, un musicien de talent qui lui a transmis plusieurs qacidate : il s'agit de cheikh Kaddour Bachtobdji avec lequel il a commence à travailler en 1964.

Son
premier enregistrement date de 1968, Ya djahel leshab et Ya el adraâ furent les deux premières chansons de son premier 45t. La musique et les paroles étaient de Mahboub Bati. En 1971, il enregistre trois 45t et en 1976, deux 33t. II compte trois chansons à la radio et quatre autres à la télévision. Son unique cassette Ya rab El I bad sort en 1982.

Mod
este, réservé, se confiant rarement, fréquentant souvent le café El Kawakib, Amar Ezzahi, l'un des plus brillants interprètes du chaâbi des années 1970, disparaît pratiquement de la scène artistique à partir de 1980 et n'est présent que lors des fêtes familiales. Il réapparaît le 10 février 1987 dans un récital à la salle Ibn Khaldoun à Alger pour s'effacer à nouveau.

# Posté le dimanche 21 décembre 2008 14:37

Modifié le lundi 22 décembre 2008 04:27

Dahmane El Harachi Allah yerahmou

Dahmane El Harachi Allah yerahmou
Abderrahmane Amrani, mieux connu sous son nom de scène Dahmane El Harrachi, né le 7 juillet 1925, à El-Biar (un quartier d'Alger) et grandit dans un autre, celui d'El-Harrach (anciennement Maison carrée à Alger), d'où son nom de scène, est un auteur-compositeur algérien de musique chaâbi. Son parcours artistique du chanteur est empruntée de sa propre expérience de la vie en traduisant dans ses chansons toutes les déclinaisons de l'Immigritude. Il composa notamment « Ya Rayah », reprise avec succès par le chanteur Rachid Taha.

D'origi
ne chaouie du village de Djellal par son père qui était le muezzin de la Grande Mosquée d'Alger, le chaâbi de Dahmane El Harrachi est puisé du vécu de la société à l'image du barde Sidi Kaddour El Alami. Sa voix rocailleuse est chane avec justesse se prête très bien à son répertoire brossant les thèmes de la nostalgie du pays par la diaspora, les souffrances de l'exil, l'amour du pays et la passion pour sa ville natale. Dahmane El Harrachi émigre en 1949 en France qui lui inspire un grand nombre de ses chansons nostalgiques de son répertoire comme Bahdja beidha mat'houl (ce qui signifie : Bahdjja la blanche qui ne se fane jamais).

Le
Certificat d'études en poche, il se fait cordonnier puis receveur de tramway sur la ligne reliant El-Harrach à Bab_El-Oued. Il intègre parallèlement une troupe d'amateurs qui se produit un peu partout dans le pays. En 1949, il se rend en France et s'installe à Lille, puis à Marseille et enfin Paris, ville qu'il ne quittera pratiquement plus, se produisant le plus souvent dans les cafés. Découvert sur le tard par la nouvelle génération. Dahmane El Harrachi a eu droit à sa première vraie scène lors du Festival de la Musique maghrébine qui s'est tenu à la fin des années 70 à La Villette. Quant à l'Algérie, terre qu'il n'a jamais cessé d'évoquer à sa façon joliment imagée, il n'y fera deux apparitions avant de connaître une fin tragique dans sa capitale : il décède le 31 août 1980 d'un accident de la circulation sur la corniche algéroise
.
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# Posté le dimanche 21 décembre 2008 14:35

Modifié le lundi 22 décembre 2008 04:27

El Hadj Boudjemaâ EL Ankis

El Hadj Boudjemaâ EL Ankis
EL ANKIS Boudjemaâ (né en 1927) - Maître du Chaâbi.
Né le 17
Juin 1927 à Alger, 1 ère Impasse du Palmier, Bir-Djebbah à la Casbah, au sein d'une famille pauvre et nombreuse. Mohamed Boudjemaâ est originaire du village Ait Arhouna, commune de Tigzirt-sur-Mer. Son père était coursier et magasinier chez le parfumeur Lorenzy.Le jeune Mohamed, inscrit a l'école Brahim Fatah, obtient son certificat d'études primaires en 1939 a l'âge de onze ans et commence a travailler chez son oncle Hassaîne Boudjemaâ, propriétaire d'une crémerie, avant de rejoindre Sid Ahmed Serri, un autre mélomane au greffe de la cour d'Alger.



De 1939 à
1945, Mohamed Boudjemaâqui rêve déjà de devenirEl Ankis - El Anka était d'ailleurs originaire d'un village voisin de celui du jeune chanteur - s'essaie à la mandoline puis a la guitare, tout en écoutant et en enregistrant les grands maîtres.
Mais il a fall
u attendre 1957 pour qu'il s'initie à l'arabe aidé par un oncle paternel.
G
râce aux leçons de Chouiter et de Mohamed Kébaili, dont la troupe travaillait sous l'égide du PPA à la fin des années 30, il fera la connaissance d'artistes tels que cheikh Said El Meddah, aussi prestigieux à l'époque que Mustapha Nador.
En
1942, l'apprenti qu'il était exécutera, pour la première fois en public, à l'occasion d'un mariage, Ala Rssoul El Hadi Salli Ya Achiq.
Dans une troupe créée en 1945, Boudjemaâ évolue entre El Anka et Mrizek, les deux monstres sacrés de l'époque.
Il débute
avec un répertoire de mdih comprenant essentiellement les qacidate Chouf li Ouyoubek ya Rassi, Ya Ighafel, Ya Khalek lachia, Zaoubna fi H'mak et El Baz, des poètes Ben Mssayeb, Ben Sahla, Bentriki, Benkhlouf, Kaddour El Allaoui et Driss El Amir.
Toutefois
, une part importante du répertoire d'El Ankis lui fut transmise au début de la Seconde Guerre mondiale par Cheikh Said El Meddah, son voisin à notre Dame d'Afrique.
Grisé par le succès, il se met a faire un travail personnel d'arrangement musical et, au milieu des années 50, il se lance dans la chansonnette.
Tal a
l Djaffa, El Kawi, Goulou lichahlat ayyani sont les principaux titres de cette expérience qui tourna court du fait que la maison Philips dont le directeur artistique était Boualem Titiche, lui refuse ses ouvres. Découragé, il décide de ne plus chanter, casse son mandole et s'engage comme gardien d'un HLM à la cite Climat de France. C'est aussi la guerre de libération qui commence. Il ne fut pas épargné parce qu'il sera arrêté et torturé, à deux reprises par les services spécialisés de l'armée coloniale, en 1957 et en 1960.
Sa sortie de
prison coïncide avec une reprise avec Part mais plus celui de la chansonnette.
Djana El Int
issar dont il est l'auteur des paroles et de la musique évoquant les manifestations du 11 décembre 1961 est un hymne à l'indépendance. La jeunesse algérienne explose après tant d'années de servitude et recherche le rythme. Pour la cibler, Boudjemaâ El Ankis fait appel à Mahboub Bati et des 1963, la "guerre" éclate: au lieu et place du chaâbi dur et pur, lourd et difficile à comprendre, le duo ressuscite la chansonnette.
Le marché et
les ondes sont bombardés d'une soixantaine de tubes à succès dans la veine des Tchaourou 'Alia, Rah El Ghali Rah, Ah ya Intiyya.
Le se
cret de la réussite; des mots simples, du rythme et des thèmes qui traitent des préoccupations des jeunes. Le créneau sera exploité par des chanteurs plus jeunes tels que Amar Ezzahi, Guerouabi, Hassen Said et El Achab, mais le genre - la chansonnette- connaîtra son summum en 1970 et amorça son déclin a partir des années 80.
Grâce
à l'instruction, aux progrès de l'arabisation, le chaâbi classique reprend le dessus et El Ankis abandonne la chansonnette et renoue avec la qaca'id .
Son répertoir
e compte plus de trois cents chansons allant du medh et du Tajwid au djed en passant par la chansonnette.
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# Posté le lundi 22 décembre 2008 11:06